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PATRICK DELIEUTRAZ

« Des rennes dans la toundra »

Des rennes dans la toundra

La Laponie est connue pour ses éleveurs de rennes, les Samis. Cette région transfrontalière s'étend sur la Norvège, la Suède, la Finlande et la Russie. Il s’agit d’élevage extensif, les animaux sont donc laissés en liberté sur d’immenses zones ou les rennes ont un caractère plutôt farouche. Les marques sur les oreilles permettent de connaître le propriétaire. Il n’y a que les Samis qui ont le droit de posséder un troupeau de rennes d’élevage.
Mais en Norvège il est possible de trouver des rennes sauvages. En dessous du cercle arctique, 23 zones voient d’immenses troupeaux de cervidés vivre à l’état sauvage. C’est à la rencontre d’un de ces troupeaux que je suis parti. Le renne est le seul cervidé dont le mâle et la femelle portent des bois. Chez le mâle, ils sont beaucoup plus grands que chez la femelle. Ceux-ci s’en servent pour se battre lors du rut. Les bois tombent durant l’hiver et repoussent au printemps. Comme chez beaucoup de cervidés, les plus vieux mâles ont les bois les plus imposants. Le renne est adapté à la toundra, il mesure entre 1,10m et 1,30m au garrot et pèse entre 100kg et 180kg. Ses sabots très larges sont adaptés à la marche dans la neige.
Le Parc national de Forollhogna a été créé en 2001, il s’étend sur un peu plus de 1000km2. Il est composé de forêts de bouleaux et d’un immense plateau de toundra d’altitude. Ce milieu est très riche, sa faune est typique des zones de montagne : Lagopède alpin, Tétras lyre, différentes chouettes. Il n’est pas rare de croiser des Lemmings sur les chemins. Depuis quelques années, le Glouton fait doucement son retour dans plusieurs secteurs norvégiens. Depuis une dizaine d’années, un programme de réintroduction du Renard polaire est en cours, il avait quasiment disparu à cause de la trappe pour sa fourrure. Cette réintroduction est en bonne voie, et il est possible d’en croiser sur ce plateau.
 
Patrick Delieutraz


Je ne sais pas ce qui est le plus ancré en moi, la montagne, la mer ou la photo? Sans aucun doute les trois et ces trois domaines ont en commun la liberté. La photo m'offre l'occasion d'écrire son nom avec la lumière. La montagne et la mer m'offrent un espace d'expression physique.
Après avoir longtemps parcouru les montagnes françaises que ce soit les Pyrénées ou les Alpes, les parcours de la vie m'ont entrainé dans un besoin de voyager. Depuis près de 10 ans je parcours la Norvège, où la montagne rejoint la mer.
Le monde animal me fascine. L'adaptation des bœufs musqués à des conditions dantesques, la migration de pôle à pôle de la sterne arctique ne peuvent m'apporter qu'un sentiment de respect.
Petit à petit ma vie s'est organisée autour de ces passions, alors qu'une bonne partie de l'année je m'occupe d'un laboratoire de tirage photo que j'ai créé, le voyage me permet de m'évader. Si la Norvège est une destination privilégiée, je poursuis ma découverte d'autres horizons, d'autres montagnes. Depuis très longtemps, j'ai en moi un respect particulier pour les hommes de l’Himalaya sans jamais les avoir rencontrés dans leurs montagnes. L'été 2017 à été une découverte dans la vallée isolée du Spiti à la frontière Indo-tibétaine.

Retrouvez mon livre Norwild en librairie ou sur mon site.
www.patrick-delieutraz.fr